La traversée de l'Atlantique à vélo... ah non pardon, Paulo et Martin à la découverte de l'Amérique du Sud

Un nouveau tampon sur le passeport !!

06:44, 9/05/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Après 6h de bus et  le passage de la frontière, nous sommes arrivés, il y a deux jours, à Puerto Natales, une charmante bourgade de la Patagonie Chilienne, perdue au milieu des fjords par 51°43' de lattitude sud !

On profite du temps que nous avons ici, en attendant le ferry qui nous remontera plus au nord, pour découvrir cette jolie ville, dont l'atmosphère change totalement  de l'ambiance hyper touristique de Calafate, et mettre à jour ce blog.

Les cartes mémoires sont vides, les piles rechargées... Nous embarquons ce soir, pour un départ prévu tôt demain. Direction Puerto Montt, en passant  par les fjords chiliens. Ca promet, en espérant que le temps soit avec nous... Ensuite, on a prévu de rejoindre rapidement Valparaiso, en stop. Prochaines nouvelles de là-bas, je pense. On vous racontera la traversée !!

Bisous à tous

On pense bien à vous!!

Suerte Amigos y hasta luego!! 

 

 


Publié à 06:44, le 9/05/2008, Puerto Natales
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Après le géant de pierre, le géant de glace...

06:07, 7/05/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Suite et fin de nos aventures en Argentine australe...

A l'auberge, on rencontre une flamande et deux allemandes globe-trotters, qui viennent d'arriver à Calafate, et souhaitent, comme nous, aller contempler la curiosité du coin le lendemain.

Par souci d'économie et pratique, on propose de louer une voiture à 6. Ce qui sera fait vers 13h, après quelques heures de recherches, négociations, attentes... Et nous prenons alors la route, direction El Glaciar Perito Moreno ! Ce qui ne se traduit pas par "petit chien marron" comme on pourrait le croire (le petit chien, c'est perrito). Franscisco Moreno fut un personnage important de l'administration des parcs nationaux, c'est lui qui donna son à ce glacier. "Perito" veut dire "expert".

Après 75 km on découvre enfin ce magnifique géant de glace : 14 km de long, 4 km de large, 55 m de haut au dessus du lac. Impressionant, on s'en pas vraiment compte sur les photos.

 

 

Ce monstre est vivant ! il grandit de 2 m au centre et 40 cm sur les bord chaque jour !! En permanence, des bruits, des grincements, des grondements... résonnent autour de nous.

En avancant, il vient se heurter à la péninsule de laquelle nous l'observons, et ainsi bloquer la circulation de l'eau entre les deux lacs. Le niveau des lacs ne s'équilibre plus et l'un monte plus que l'autre. Au maximum, il y a eu jusqu'à 30 cm de différence entre les niveaux des deux lacs, ce qui provoque une forte pression sur la glace. Il y  alors un phénomène de rupture : un pont se creuse dans la glace pour laisser s'écouler l'eau entre les deux lacs. Ce pont de glace est peu à peu fragilisé par le passage de l'eau qui provoque son érosion, jusqu'à son effondrement sur lui même. Le glacier recule alors de plusieurs dizaine de mètres pour grandir de plus belle !

On passe plusieurs heures à observer ce monstre, de près et de loin, la tête en bas... Sa majestueuse grandeur et tout ses petits détails.

On espère voir un morceau de glace se détacher  et s'éfondrer dans l'eau du lac... On est récompensé de notre attente ! L'onde qui se propage à la surface du lac est impressionante. Imaginez un énorme bloc de glace qui s'écrase de 50 m de haut !

 

Avec la lumière atténuée de la fin de journée, on a l'impression de voir apparaître une forêt de fantômes.

Retour à Calafate. Après l'apero à l'hotel avec la belge et les allemandes, on profite de la voiture pour s'en aller camper dans la pampa à la sortie de la ville. Une inévitable parilla pour cette dernière soirée avec Pierrot.

Demain, Pierrot reprend la route pour La Plata. Pour nous, se sera le Chili... Fin de la première partie de notre voyage. 3 semaines seulement, et déjà tant de souvenirs et de bons moments passés !!   

 

 


Publié à 06:07, le 7/05/2008, El Calafate
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en ballade dans la patagonie australe

08:30, 5/05/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Il commence à se faire tard ici, mais bon on tient a profiter de cette journée de repos en attendant de continuer la route pour mettre a jour notre blog de voyage. Un peu de son sur les oreilles, j'écoute HHHH... du Nome... que d'émotions à l'écoute de cette chanson, certaines personnes comprendront...

on vous a donc quitté sur une soirée, la dernière à San Carlos de Bariloche... Le lendemain, nous prenons le bus, direction El Calafate, via Comodoro Rivadavia et Rio Gallegos. On arrive 34h après... c'est fou la distorsion temporelle du voyage ! On vient de passer une journée et demi dans un bus sans s'en rendre compte, comme si on avait zappé une journée et demi... bon ce fut quand même l'occasion de mettre à jour le carnet de voyage et de finir "Le vieil homme et la mer" d'Ernest Hemingway. Quelle belle lecon de courage, de force et d'humilité !

Mais El Calafate n'est qu'une étape, on reprend le bus à 7h. Pour bien profiter du peu de sommeil, on décide de monter la tente, sans trop nous éloignger du terminal de bus... C'est sous les rythmes endiablés de reaggeton et autres musiques de gout douteux de la boite d'à coté qu'on arrive tant bien que mal à s'endormir. Pas pour longtemps... des policiers intrigués se permettent un contrôle d'identité. Tout est en règle, et contre la promesse de lever le camp à l'aube, ils nous laissent finir cette courte nuit !

5h de bus de plus pour atteindre El Chalten. C'est une petite bourgade en construction que nous découvrons, et qui n'a apparemment d'autres justifications que le tourisme : un nombre impressionnant d'hotels, de boutiques souvenirs, de magasins de location de matériels de randonnée...

Mais la ville est en bordure d'un parc national, bien protégé. Nous avons le droit en arrivant à une bonne présentation du fonctionnement du coin : pas mal de sentiers bien balisés, des campings gratuits pour éviter les dégradations et les accidents qui pourraient être causés par le temps capricieux et le vent violent. On ne peux que reconnaitre la gestion intelligente du parc.

Après avoir trouvé un hotel qui acceptait de garder nos gros sacs, on part en ballade avec la tente, les sacs de couchage et un paquet de nouilles sur le dos. Et tout de suite, de magnifiques paysages s'offrent à nos yeux.

Vous avez vu "le petit dinosaure et la vallée des merveilles" quand vous étiez petits ?? Si ca avait été un film, il aurait pu être tourné ici...

Et soudain, nous découvrons ce qui fait la renommée du lieu :

Le majestueux Monte Fitz Roy, un des plus spectaculaires sommets andins. Un énorme bloc de pierre qui culmine à 3405m d'altitude.

On hésite un moment à le grimper... et puis finalement, c'aurait été trop simple, et puis on est un peu juste en temps, alors on se comptentera de simplement marcher à ses pieds...

 

En cours de route, on croise un autre sommet, beaucoup moins spectaculaire, vous en conviendrez  :

Mais bon Paulo tenait absolument à cette photo. Faut dire, ce modeste sommet a été baptisé Cerro Polo. Pour une fois qu'il trouve quelque chose à son nom... C'est vrai qu'on trouve sans problème des rues San Martin, des villes San Martin et autres lacs San Martin.... (juste reconnaissance au General San Martin, libérateur de l'argentine !).

Quand même, petit ce sommet quand on regarde de l'autre coté

Mais Paulo se console en se disant que ca ne sert à rien d'avoir un cerro à son nom si on peut même pas le gravir soi-mème... belle philosophie !

Il parait qu'on a beaucoup de chance aujourd'hui. Le temps est avec nous, le Fitz Roy est bien visible, ce qui est assez rare dans cette région. Du coup, Pierrot se motive à monter au plus près, malgré la nuit tombante, pour profiter de ce beau temps. Paulo l'accompagne. Je reste  au camping, installer le camp de base pour la soirée, et me battre contre les aigles attirés par notre mangeaille

Le coucher de soleil fut somptueux. Des couleurs magnifiques.

 

 

Des étranges phénomènes atmosphériques ont pu être observés à cette occasion :

 Grand concours, un beau voyage en Patagonie australe à gagner !!!

observez bien la photo ci-dessus. Le disque noir est-il dû à :

a) une éclipse totale de soleil

b) un postillon de pierrot sur l'objectif

c) l'arrivée des extra-terrestres venus apporter le savoir absolu à ces parasites de terriens pas foutus de faire gaffe à cette belle planète que la nature leur a offerte gracieusement, et qu'ils sont en train de tout foutre en l'air, et mème que Sarko y changera rien, parce qu'il est completement paumé depuis qu'il s'est marié avec Carla, parce qu'elle chante trop mal, que ca résonne dans les couloirs de l'Elysée et ah que ca lui donne mal à la tête ! mais pourquoi Johnny est parti en Suisse ?? et que y a un complot mondial d'Hitler et du Che qui s'est marié avec Ingrid Betancourt dans la jungle depuis que les américains n'ont pas marché sur la lune et que c'était juste un film....

d) Obi Wan Kenobi

e) un chapeau mystique volant

Finalement devant tant de mystères, Pierrot s'est transformé en souffleur de nuage. Vous vous êtes toujours demandé d'où venaient ces géants blancs, gris, mauves, roses ou violet... Voila la réponse :

 

Après une bonne nuit de sommeil, Pierrot remonte au pied du Fitz Roy pour le lever du soleil. Cette fois-ci, c'est moi qui l'accompagne. C'est beaucoup plus couvert que la veille, et donc moins spectaculaire. Mais néanmoins de belles couleurs à l'horizon.

 

 

Et puis on reprend le chemin, on finit la boucle qui nous ramène à El chalten, sous un ciel se couvrant peu à peu. On a vu les photos d'une allemande qui s'est balladé dans le coin le lendemain. Climat beaucoup moins agréable, on a eu de la chance !! 

 

 

 

On reprend le bus, une fois de plus... retour à El Calafate, en compagnie d'un couple belge, Fred et Ines, qui terminent un tour du monde. On voit pas le temps passer pendant ce voyage, les oreilles bercées par les récits de leurs expériences en Inde, en Chine, a Hawai, sur l'Ile de Pâques, en Nouvelle Zélande... Nous partageons nos impressions, discutons de musique, de festivals, de la Belgique, de la France...

Arrivée à Calafate, et grosse déception : camping fermés, pas de parilla dans l'hotel où on prend une chambre. Du coup on se rabat sur un bon plat de pâtes, partagé avec le couple belge...

et là se prépare la suite des aventures... mais il commence à être bien tard ici, la suite pour demain...

Bonne nuit les amis !! 


Publié à 08:30, le 5/05/2008, El Chaltén
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Sur le toit du monde... enfin presque (a 6000m pres, mais c'est quoi 6000m??)

06:26, 1/05/2008 .. 0 commentaires .. Lien
Arrivée à El Bolsón en fin de journée, passage express à l’office de tourisme pour acheter la carte des alentours nous indiquant les sentiers, les refuges, les courbes de niveaux...
 
On choisit notre itinéraire : on se fixe comme objectif de rejoindre le refugio Lindo le lendemain, et de grimper jusquáu sommet du Cerro Lindo le surlendemain avant de redescendre dans la foulée.
 
On part camper près du point de départ de notre rando, tout près du Río Azul. Nuit la plus fraîche : - 3,5 · C au réveil à 8h, on imagine à 3h du mat’...
 
Traversée du Río Azul sur une passerelle type Indiana Jones en plus... metallique !
 
 
1 200 m de dénivellé au programme jusqu’au refuge, un sentier assez raide dirons-nous !
 
Passage d’un ruisseau abritant un arbre indécis comme le montrent ses branches « coudées »
 
 
Il nous faudra 4 heures pour sortir de la forêt et arriver à notre premier point de vue sur la vallée, après un passage escalade :
 
 
Bon d’accord, j’avoue, je pose, il y avait un sentier 10 mètres plus loin...
 
La puissance de l’automne :
 
 
Premiers pas dans de la neige fraîche, tombée quelques jours plus tôt, à Bariloche c’était de la neige éternelle.
 
 
Arrivée au refuge en milieu d’aprèm, et pique-nique carnivore une fois de plus.
 
 
Concertation entre Pierrot, Martin et moi : notre chamois d’or, Pierrot (toujours en tête pendant les randos) propose de mettre le réveil bien tôt le lendemain histoire de voir le lever de soleil depuis le sommet du Cerro Lindo. On est tous les trois super partants.
 
On plante la tente à côté du refuge parce que le dortoir est payant, et on met le réveil à 5h15 : le soleil se lève à 8h30 et il faut 2 à 3 heures de marche pour atteindre le sommet.
 
Départ comme prévu avant 5h45 à la frontale, nuit noire et nuageuse oblige.
 
 
On commece rapidement à traverser zones bien enneigées, pas loin de 50 cm dans le pire des cas, et les tas de pierres jalonnant le sentier sont difficiles à repérer dans la nuit obscure.
 
Heureusement, la veille, un italien dormant dans le refuge est monté voir le coucher de soleil en haut du sommet, et ses traces de pas nous aident considérablement, bien qu’il n’y ait pas toujours de neige et donc pas toujours de traces...
 
3h plus tard, une barre rougeâtre apparait à l´horizon, et on commence à bouilloner de joie devant ce paysage incroyable qui s’étend à de lointaines chaînes de montagnes.
 
 
Le ciel est couvert, mais on en a quand même pour notre argent :
 
 
Puis arrivée au sommet peu après le lever du jour, sous les nuages qui vont s’estomper en un rien de temps.
 
2 115 mètres, pour l’anecdote !
Plus ou moins notre premier sommet avec Martin !
 
 
La vue ne nous fait pas regretter la petite nuit : la lumière du jour s’intensifie et on découvre un point de vue imprenable :
 
 
Ce sont des sommest chiliens qu’on aperçoit au loin, la gamme de couleurs est assez folle...
 
 
Le Cerro Lindo étant composé de deux sommets, quite à en faire un, autant faire les deux :
 
 
On tente une redescente par un autre versant, mais la pente est vraiment trop raide, trop glacée, bref trop dangereuse au goût de Martin et moi, bien que Pierrot ne semble pas tant effrayé.
 
Courageux mais pas téméraires, on préfère rentrer en vie en France !
 
On est récompensés de notre manque de bravoure par une énorme descente enneigée : on la dévale en courant, avec l’impression de faire des pas de géant !
 
 
Histoire de vous donner une idée de la quantité de neige... et de l’activité aquatique sous cette couverture blanche :
 
 
Pendant la redescente, en suivant nos traces, on se rend compte de nos erreurs d’orientation de la montée nocturne, du peu de distance qu’il y avait entre les traces de l’italien et les nôtres à certains moments où on se croyait perdus..., et du paysage que l’on ne pouvait pas voir :
 
 
 
La redescente depuis le refuge jusqu’à la voiture nous prend 2 heures et demi, c’est fou à quel point la technique de marche en descente fait travailler différents muscles et peut épargner les genoux, merci Professeur Pierrot !
 
Etirements à l’arrivée, puis retour à Bariloche, toute bonne chose à une fin, et en l’occurrence c’est la fin de la location du Meriva...
 
Nuit en auberge, on ne crache pas sur une bonne douche bien chaude et un lit bien douillet, rencontre avec des gens très intéressants aux parcours assez fous : un prof de sociologie par correspondance qui vadrouille dans le monde, une colombienne qui a grandi à New York et qui est partie vivre en Colombie à 15 ans, une anglaise en tour du monde et un colombien futur véterinaire étudiant au Chili...
S'en suit une soirée bien sympathique, à discuter de voyages, de nos pays respectifs, de l'apprentissage des langues, du bon vin, de sarkozy (il ne nous lachera pas celui-là !)... C'est les dermières heures que nous passons dans cette région, et la fatigue ne venant pas, on repousse les limites de cette soirée. Que de bon souvenirs nous garderons de cette semaine passée en excellente compagnie! Quelles belles couleurs resteront gravées à jamais dans notre mémoire!!...
 
Demain un bus nous emmenera vers de nouveau horizon, en l'occurence la patagonie australe, pour de bon cette fois-ci! mais c'est une autre histoire...
on vous aime les amis, un gros bisou a vous! et n'hésitez pas à nous raconter comment ca se passe en France, ca nous fera plaisir d'avoir de vous nouvelles!!  
 

Publié à 06:26, le 1/05/2008, El Bolsón
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Camping au bord de l'eau... ou les aventures en opel meriva!!

02:51, 29/04/2008 .. 1 commentaires .. Lien
Erratum : nous avons bel et bien loué une voiture, Martin, Pierrot, Gurvan, Caroline (les fameux deux bretons) et moi, mais pour prendre la route de la région des lacs, et non pas celle de la Patagonie australe.
 
Pour faire plus simple, on s’est lancé dans une semaine de vadrouille au nord de San Carlos de Bariloche au lieu de descendre bien plus au sud de l’Argentine, à bord de notre fidèle destrier : une Opel Meriva dernier cri (c’était le modèle le moins cher rassurez-vous !).
 
Le principe était simple : investir dans la location d’une voiture pour se permettre de s’éloigner des sentiers trop battus par les touristes, pour se lancer dans le camping sauvage (bien plus économique que les auberges de jeunesse) et surtout pouvoir se balader au gré de nos envies et de nos coups de coeur pour les paysages traversés...
 
Enfin, dernier avantage : on peut faire des parillas (le barbecue argentin) en pleine intimité avec la nature.
 
Au menu le fameux asado, des tapas... bred de la viande de boeuf ! Cuisson lente au feu de bois, viande bien cuite, c’est tout simplement exquis.
 
 
Le premier soir, nous avons planté la tente de nuit, gardant ainsi pour le réveil la surprise de découvrir le paysage.
 
Autant vous dire qu’on n’a pas été déçus !
 
 
Gurvan ne peut se retenir de sortir la canne à pêche, petit déj’ à la truite !
 
 
Non on plaisante, on n’a rien pêché, il n’y avait pas assez de fond parait-il (mauvause foi dites-vous ?).
 
On regrimpe dans la voiture et c’est reparti sur la route des 7 lacs.
 
Point de vue sur le Lago Correntoso.
 
 
On finit par trouver une forêt très accueillante où l’on décide de laisser la voiture et de partir pour une balade à pied.
 
La magie de l’automne...
 
 
Gurvan est grand, pour vous donner une idée de l’échelle !
 
 
Les bretons - Gurvan et Caro - encerclent la Champagne - Martin.
 
  
Impossible de résister à l’envie de traverser ce sordide pont, vestige de l’ancienne route des 7 lacs (la nouvelle est toute pleine d’asphalte).
 
 
Un arbre peut en cacher un autre, l’inverse marche aussi.
 
 
Notre balade nous mène au Lago Espejo, nous débarquons sur une plage au sable volacanique (c’est à dire tout marron, mais attention marron joli) juste pour le coucher de soleil. On se croirait revenu au temps des dinosaures tant ce petit coin de paradis nous semble irréel. Malheureusement les photos, luminosité trop faible oblige, ne sont pas à la hauteur...
 
 
Le retour jusqu’à la voiture a été bien folklorique, car il a fallu retraverser toute la forêt de nuit avec les frontales, et il faut savoir que la multitude d’arbres morts ne mettaient pas forcément en confiance ! Mais tout s’est bien passé, et le ciel étoilé était vraiment renversant. On n’a plus l’habitude de voir autant d’étoiles...
 
Le lendemain, la météo annonce de la pluie et des chutes de neige, on se paye le luxe de louer une cabaña (du luxe à moins de 5 euros par personne quand même).
 
La balade de l’aprèm, dans une station de ski déserte pas encore enneigée, nous permet de ramener des pêcheurs qui faisaient du stop de nuit sur un chemin complètement perdu ! Ils nous offrent un sac de truites fraîchement pêchées.
 
 
Faut reconnaître qu’elles ont bien agrémenté les 2 ou 3 kilos de viande de boeuf et la fondue au chocolat du repas du soir-même. « La grande bouffe » de Marco Ferreri, vous connaissez ? On se la raconte genre référence culturelle, mais je connaissais seulement par la chanson de Java, et ce sont les bretons qui ont osé et expliqué la comparaison.
 
Ah l’Argentine, que c’est bon de s’engraisser le ventre et l’esprit.
 
Dimanche matin, réveil avec le ventre lourd mais l’esprit serein ! Gurvan doit aller au Chili pour obtenir un nouveau visa touriste de 3 mois en Argentine. On se dit que tant qu’à passer la frontière, autant y passer la nuit.
 
Toujours dans l’idée de s’arrêter et de se ballader dès que bon nous semble, on découvre de nouveaux lacs, toujours du côté argentin.
 
 
Pique-nique sur la rive, au menu : la viande qui nous a tenu tête au repas de la veille ! C’est encore meilleur froid...
 
On passe la douane juste avant la fermeture, en leur laissant nos oignons, c’est la loi : pas de végétal ni d’animal d’un pays à l’autre.
 
On arrive ainsi de nuit dans le parc national Puyehue et on installe nos tentes sur les rives du lac Rupanco, après avoir passé deux heures à chercher désespérément un terrain plat et non encerclé par les fils barbelés (les petits désagréments de l’élevage bovin, il en faut bien !). Comme quelques jours auparavant, on découvre au petit matin la vue sur le lac.
 
 
On aperçoit des biches au loin qui, à notre grande suprise, s’approchent de nous au point de se laisser caresser !
 
 
Fin de la romance Walt Disney lorsqu’arrive leur éleveur : c’était trop beau pour ne pas être domestique... Malgré tout, ce bonhomme sympa à l’accent chilien bien...incompréhensible nous explique que de l’autre côté du lac, caché dans les nuages, se dresse un chouette volcan. Tant pis, ce sera pour une autre fois.
 
Retour en Argentine.
 
Sur la route, on a le droit à une petite surprise, histoire de patienter jusqu’à Iguazu...
 
 
On retrouve la route des 7 lacs en fin d’après-midi, route qui nous mène dans un village complètement perdu mais tellement charmant : toutes les maisons sont en bois, et le décor alterne entre forêts, lac et montagnes, on ne s’en lasse pas.
 
Le prétexte de l’anniversaire de Gurvan tombe à pic : nous louons une cabaña, achetons un gros morceau de viande (que l’on cuira au four cette fois, pour ne pas tomber dans la routine hé hé !), des fruits et du chocolat ! Nouveau cassage de ventre en perspective.
 
Le lendemain, après un petit déjeuner au soleil, on reprend la voiture, prenons un peu de hauteur et arrivons à ce point de vue qui se passe de commentaires :
 
 
Deux heures de piste plus tard et le décor a bien évolué, on se retrouve au milieu de montagnes très rocailleuses et plus arides, décor idéal pour un gaucho, comme semblent en témoigner les impacts de balles sur les panneaux de signalisation :
 
 
Nous ne sommes pas actionnaires chez Chevrolet/Opel mais c’est pour vous donner une idée du standing !
 
 
Encore un lac !?
 
 
 
Retour à Bariloche où on dépose les bretons qui arrivent à la fin de leur vacances.
 
Pierrot, Martin et moi repartons illico pour El Bolsón, à 150 kms au sud de Bariloche, avec la ferme intention de randonner.
 
Petit paysage d’automne le long de la route...
 
 
La suite dans le prochain article !
 
Paulo et Martin, qui pensent bien fort à vous tous même s’ils ne le manifestent pas tous les jours via internet, ça perdrait de sa valeur...

Publié à 02:51, le 29/04/2008, San Carlos de Bariloche
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Les pieds-nickelés s'en vont randonner en Patagonie

05:20, 24/04/2008 .. 5 commentaires .. Lien
Lundi matin, 8 heures  :  l´heure de boucler le sac, d'aller acheter les derniers accessoires indispensables (réchaud, CDs vierges pour graver les photos...) et nous voilà partis pour la Patagonie : direction San Carlos de Bariloche.

On nous annonce 18 heures de bus, ce sera en réalité pas loin de 24 heures  !  Heureusement, le paysage a eu le temps de chambouler un sacré nombre de fois en 1 700 kms. Après la traversée du port de Buenos Aires et de ses eaux inhospitalières (exportations obligent) : de la pampa, rien d'autre que de la pampa. Ah si, des vaches aussi ! Qui ont le temps de s'engraisser tranquilement, et naturellement, ici pas de farines animales ou d'hormones de croissance, juste de l'herbe, d'où la tendresse de la viande, hmmmh !

Quelques photos du bord de route :

La pampa à perte de vue.




















Premiers reliefs, ouf ! (Car comme son nom ne l'indique pas, La Plata, c'est très très plat, - plata signifie argent en espagnol)


















Arrivée à San Carlos de Bariloche, dans ce qu'on appelle la Suisse argentine : forêts, lacs, montagnes et mème .... du chocolat en spécialité locale !

Comme Pierrot et le couple breton nous rejoignent dans seulement deux jours, on se rend à l'office de tourisme de montagne pour avoir un bon itinéraire de rando, puis on va acheter tout le nécessaire : un réveil et de la nourriture à foison.

C'est là que ça commence à être drôle :  on se couche  assez tôt après une bonne platrée de pates, le réveil programmé à 7h. Et quand ce dernier sonne, c'est non sans peine que nous nous arrachons de notre lit douillet pour aller prendre une douche, puis enfiler les vêtements et les chaussures de rando, avant de se rendre compte qu'il n'est en fait que 1h15 du matin et que nous avons dormi seulement 2 heures !

On s'est recouchés après un bon fou rire... Moralité de l'histoire : quand vous achetez un réveil,  mettez-le à l'heure...


Par contre, la suite est un moins honteuse, on a fait une bonne grimpette : 1 300 m de dénivelé en moins de 4 heures. Les photos parlent d'elles-même :




Début de la grimpette : 800 m de dénivellé jusqu'au refuge Lopez, principalement en forêt.




















C'est l'automne en Argentine, et c'est un régal pour les yeux : entre le ciel, les arbres et les rochers, la mosaique de couleurs laisse rêveur... On commence à voir le refuge, qui lui est.... rose !




















Début de la vraie grimpette...







































Vue sur le lac Nahuel Huapi...




















Ca commence à tirer, Martin !?





















Là, c'est le début de la fin, et surtout la fin du balisage. Alors que le sentier, si on peut encore appeler ça un sentier, devient de plus en plus raide, et qu'il devient presque impossible d'avancer sans les mains, plus la moindre balise, plus le moindre tas de pierres empilées. Par contre, on touche notre prmière neige argentine.




















Après une heure et demie à chercher notre chemin, on finit, non sans regret, par écouter la voix de notre raison...




















Alors qu'on avait prévu de faire une boucle de deux jours, il faut redescendre dès maintenant pour ne pas se faire pièger par la nuit. Coup dur.


























Heureusement, un gros Saint Bernard vient me réconforter, après cette première rando bien éprouvante. Retour à Bariloche.




















Et aujourd'hui, attention les courbatures ! Mais c'est le jeu. Et c'est maintenant une certitude, on sera plus musclés à notre retour en France, ou disons moins secs...

Cet après-midi, Pierrot et les bretons nous rejoignent, ensuite direction la Patagonie Australe.

Je vous embrasse toutes et tous bien fort, Martin en fait de même.

Envoyez-nous des nouvelles, ça nous manque !

Paulito

Publié à 05:20, le 24/04/2008, San Carlos de Bariloche
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3 jours à La Plata

04:19, 21/04/2008 .. 1 commentaires .. Lien

On commence donc notre voyage par un petit séjour à La Plata, capitale de la province de Buenos Aires, à 60 bornes de la capitale fédérale. Ambiance jongle sur les places de la villes, bière y fiesta...

Vendredi, petite ballade dans la Plata, on fait les touristes : la place centrale, la cathédrale... Une étrange fumée enrobe la ville, avec une odeur de brulé, pas très agréable... on a finit par apprendre que des paysans ont foutu le feu à de la pampa en friche pour planter à la place au nord de BA et le feu s'est propagé à 74000 hectares de pampa. Les conditions météorologiques rendent difficile l'extinction (sécheresse). Du coup depuis 3 jours une épaisse fumée recouvre BA et ses environs (un aéroport et de nombreuses routes fermés quand meme...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 on se pose dans le jardin Saaverda pour jongler. Pas mal de jeunes viennent triper avec nos massues et balles. D'abord quelques gamins qui sortaient de l'école, puis une bande d'ados qui fétaient les 15 ans d'une jeune demoiselle. C'est un anniversaire important pour une fille (comme les 18 ans en france, sauf qu'en argentine c'est 18 pour les mecs et 15 pour les filles. Et oui, ici à 15 ans on est une femme).

a soirée, c'est barbeuc. On se pose chez les bretons, qui vient avec un colombien, un equatorien et un couple de lesbiennes anorexiques. On se blinde le ventre de viandes diverses, accompagnées de bière (pour changer) et on finit avec un grog au cognac (miam!!!). Débats jusqu'à 6h du mat (l'origine de la seconde, la différence entre pendre et suspendre...)

Samedi, lever 15h50 et se motiv direct pour aller voir un match de boca à la bombonera (le stade populaire de BA). Dans le bus on rencontre un père et son fils qui nous guident vers le stade. Super sympa ces gens, sans eux on serait jamais arrivé...  On découvre l'ambiance caliente de la tribune populaire. Tout est niquel jusqu'au moment ou on sort l'appareil photo. La un mec bizarre (psychopathe tatoué ex-taulard paumé) au début sympa, et tout coup il passe en mode méchant : "tu sais y a beaucoup de mort en argentine, tu m'offres la camera ?? non?? on va te taper,  te mataremos!!"  gros stress, le coeur part a 100/h... heureusement on retrouve les gars du bus, qui nous disent de rester avec eux. Le mechant voyant qu'on est plus tout seul abandonne... ouf!!! on s'en souviendra de ce match. Au final 2-1 pour boca, une putain d'ambiance, et une photo trophée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On finit la nuit par une soirée d'anniversaire d'une française (grosse communauté francaise ici) dans un bar. un peu de bière et on se lance sur la piste de danse pour triper sur le reaggeton... bien cool cette soirée, je commence a me demerder avec l'espagnol. j'ai discuté vite fait avec un brésilien, c'était cool de parler un peu portugais, ca me demange un peu, vivement le brésil. On finit une nouvelle fois à 6h du mat. Vive les nuits argentine. Ici le temps est vraiment bizarre, différent....

Dimanche tranquile, on s'est balladé encore une fois. Tous les dimanches, ya une foire populaire sur une place, danse folklo concert, spectacle... Bonne ambiance. Puis jongle une nouvelle fois sur une autre place de La Plata. ensuite soirée posée chez pierrot, qui révisait pour son partiel d'aujourd'hui.

 




Lundi matin, petit dej sur les toits. On tente le maté pour la première fois... loupé on a cramé l'herbe...


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Dans deux heures on prend le bus, direction bariloche. 18h de voyage pour arriver au pied des andes, dans une region avec plein de beau lacs... il me reste le sac a faire. je vous laisse donc, prochaines nouvelles from the ANDES!!

bisous a tous

Martin


Publié à 04:19, le 21/04/2008, La Plata
Mots clefs :

Arrivée à Buenos Aires

01:53, 21/04/2008 .. 1 commentaires .. Lien

Après un long voyage, nous sommes bien arrivée à Buenos Aires, avec tous nos baggages...

Premières jonglerie en attendant le bus qui nous emmene vers le centre de BA

 

 


Les flics n'avaient pas l'air confiant dans notre maitrise des massues et nous virent gentiment...
Après ça, bus "Manuel Tienda Leon" direction Buenos Aires Retiro... et premiers regards sur la capitale argentine pendant le trajet. Ce coup-ci, notre périple est bien parti...


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 architecture étrange : des grands immeubles sans fenètres, comme sur la photo, juste des fenètres sur les cotés, mais pas sur les grandes faces... en plus c'est même pas une histoire d'orientation, il n'y a pas de logique pour la face sans fenètre (suis-je bien clair??? je veux dire c'est pas toujours la face nord qui est sans fenètre, ça change selon les immeubles)...

Arrivés à Buenos Aires, on prend direct le bus PLAZA 129 direction La plata... on peux pas vous dire comment était le paysage, on s'est tout de suite endormis...

La Plata, on retrouve l'ami Pierrot

 

 

 

 

 


 









Il nous emmène découvrir un peu La Plata. Ville sans âme, très fonctionnelle (pas de nom de rue, juste des numéros, un plan d'aménagement très...carré) on se pose sur les place pour boire des bières, on discute de karna, de voyage... Ca fait bien plaisir de revoir le Pierrot. Les années d'échanges, c'est décidemment bien la planque, une bonne année de glande sous le soleil d'ailleurs..

Début de soirée chez pierrot, on boit des bières (c'est au final quelque chose qu'on a fait assez souvent...) avec Caroline et Gurvan, un couple de breton qui étudient aussi à La Plata.

La suite, je sais pas. Paulo vous racontera, moi je me suis endormis... (après plus de 3 bières quand même...) Parait qu'ils ont finis dans un bar...

Martin

 


Publié à 01:53, le 21/04/2008, Buenos Aires
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