La traversée de l'Atlantique à vélo... ah non pardon, Paulo et Martin à la découverte de l'Amérique du Sud

Camping au bord de l'eau... ou les aventures en opel meriva!!

02:51, 29/04/2008 .. 1 commentaires .. Lien
Erratum : nous avons bel et bien loué une voiture, Martin, Pierrot, Gurvan, Caroline (les fameux deux bretons) et moi, mais pour prendre la route de la région des lacs, et non pas celle de la Patagonie australe.
 
Pour faire plus simple, on s’est lancé dans une semaine de vadrouille au nord de San Carlos de Bariloche au lieu de descendre bien plus au sud de l’Argentine, à bord de notre fidèle destrier : une Opel Meriva dernier cri (c’était le modèle le moins cher rassurez-vous !).
 
Le principe était simple : investir dans la location d’une voiture pour se permettre de s’éloigner des sentiers trop battus par les touristes, pour se lancer dans le camping sauvage (bien plus économique que les auberges de jeunesse) et surtout pouvoir se balader au gré de nos envies et de nos coups de coeur pour les paysages traversés...
 
Enfin, dernier avantage : on peut faire des parillas (le barbecue argentin) en pleine intimité avec la nature.
 
Au menu le fameux asado, des tapas... bred de la viande de boeuf ! Cuisson lente au feu de bois, viande bien cuite, c’est tout simplement exquis.
 
 
Le premier soir, nous avons planté la tente de nuit, gardant ainsi pour le réveil la surprise de découvrir le paysage.
 
Autant vous dire qu’on n’a pas été déçus !
 
 
Gurvan ne peut se retenir de sortir la canne à pêche, petit déj’ à la truite !
 
 
Non on plaisante, on n’a rien pêché, il n’y avait pas assez de fond parait-il (mauvause foi dites-vous ?).
 
On regrimpe dans la voiture et c’est reparti sur la route des 7 lacs.
 
Point de vue sur le Lago Correntoso.
 
 
On finit par trouver une forêt très accueillante où l’on décide de laisser la voiture et de partir pour une balade à pied.
 
La magie de l’automne...
 
 
Gurvan est grand, pour vous donner une idée de l’échelle !
 
 
Les bretons - Gurvan et Caro - encerclent la Champagne - Martin.
 
  
Impossible de résister à l’envie de traverser ce sordide pont, vestige de l’ancienne route des 7 lacs (la nouvelle est toute pleine d’asphalte).
 
 
Un arbre peut en cacher un autre, l’inverse marche aussi.
 
 
Notre balade nous mène au Lago Espejo, nous débarquons sur une plage au sable volacanique (c’est à dire tout marron, mais attention marron joli) juste pour le coucher de soleil. On se croirait revenu au temps des dinosaures tant ce petit coin de paradis nous semble irréel. Malheureusement les photos, luminosité trop faible oblige, ne sont pas à la hauteur...
 
 
Le retour jusqu’à la voiture a été bien folklorique, car il a fallu retraverser toute la forêt de nuit avec les frontales, et il faut savoir que la multitude d’arbres morts ne mettaient pas forcément en confiance ! Mais tout s’est bien passé, et le ciel étoilé était vraiment renversant. On n’a plus l’habitude de voir autant d’étoiles...
 
Le lendemain, la météo annonce de la pluie et des chutes de neige, on se paye le luxe de louer une cabaña (du luxe à moins de 5 euros par personne quand même).
 
La balade de l’aprèm, dans une station de ski déserte pas encore enneigée, nous permet de ramener des pêcheurs qui faisaient du stop de nuit sur un chemin complètement perdu ! Ils nous offrent un sac de truites fraîchement pêchées.
 
 
Faut reconnaître qu’elles ont bien agrémenté les 2 ou 3 kilos de viande de boeuf et la fondue au chocolat du repas du soir-même. « La grande bouffe » de Marco Ferreri, vous connaissez ? On se la raconte genre référence culturelle, mais je connaissais seulement par la chanson de Java, et ce sont les bretons qui ont osé et expliqué la comparaison.
 
Ah l’Argentine, que c’est bon de s’engraisser le ventre et l’esprit.
 
Dimanche matin, réveil avec le ventre lourd mais l’esprit serein ! Gurvan doit aller au Chili pour obtenir un nouveau visa touriste de 3 mois en Argentine. On se dit que tant qu’à passer la frontière, autant y passer la nuit.
 
Toujours dans l’idée de s’arrêter et de se ballader dès que bon nous semble, on découvre de nouveaux lacs, toujours du côté argentin.
 
 
Pique-nique sur la rive, au menu : la viande qui nous a tenu tête au repas de la veille ! C’est encore meilleur froid...
 
On passe la douane juste avant la fermeture, en leur laissant nos oignons, c’est la loi : pas de végétal ni d’animal d’un pays à l’autre.
 
On arrive ainsi de nuit dans le parc national Puyehue et on installe nos tentes sur les rives du lac Rupanco, après avoir passé deux heures à chercher désespérément un terrain plat et non encerclé par les fils barbelés (les petits désagréments de l’élevage bovin, il en faut bien !). Comme quelques jours auparavant, on découvre au petit matin la vue sur le lac.
 
 
On aperçoit des biches au loin qui, à notre grande suprise, s’approchent de nous au point de se laisser caresser !
 
 
Fin de la romance Walt Disney lorsqu’arrive leur éleveur : c’était trop beau pour ne pas être domestique... Malgré tout, ce bonhomme sympa à l’accent chilien bien...incompréhensible nous explique que de l’autre côté du lac, caché dans les nuages, se dresse un chouette volcan. Tant pis, ce sera pour une autre fois.
 
Retour en Argentine.
 
Sur la route, on a le droit à une petite surprise, histoire de patienter jusqu’à Iguazu...
 
 
On retrouve la route des 7 lacs en fin d’après-midi, route qui nous mène dans un village complètement perdu mais tellement charmant : toutes les maisons sont en bois, et le décor alterne entre forêts, lac et montagnes, on ne s’en lasse pas.
 
Le prétexte de l’anniversaire de Gurvan tombe à pic : nous louons une cabaña, achetons un gros morceau de viande (que l’on cuira au four cette fois, pour ne pas tomber dans la routine hé hé !), des fruits et du chocolat ! Nouveau cassage de ventre en perspective.
 
Le lendemain, après un petit déjeuner au soleil, on reprend la voiture, prenons un peu de hauteur et arrivons à ce point de vue qui se passe de commentaires :
 
 
Deux heures de piste plus tard et le décor a bien évolué, on se retrouve au milieu de montagnes très rocailleuses et plus arides, décor idéal pour un gaucho, comme semblent en témoigner les impacts de balles sur les panneaux de signalisation :
 
 
Nous ne sommes pas actionnaires chez Chevrolet/Opel mais c’est pour vous donner une idée du standing !
 
 
Encore un lac !?
 
 
 
Retour à Bariloche où on dépose les bretons qui arrivent à la fin de leur vacances.
 
Pierrot, Martin et moi repartons illico pour El Bolsón, à 150 kms au sud de Bariloche, avec la ferme intention de randonner.
 
Petit paysage d’automne le long de la route...
 
 
La suite dans le prochain article !
 
Paulo et Martin, qui pensent bien fort à vous tous même s’ils ne le manifestent pas tous les jours via internet, ça perdrait de sa valeur...

Ajouter un commentaire

trop beau

07:54, 9/05/2008 .. Publié par soso
punaise ces lacs sont vraiment magnifiques, rien qu'en photo j'en ai le souffle coupé, on s'y croirait
prenez pleins de jolies photos et profitez en bien
bis
(*=*)

{ Page précédente } { Page 14 sur 17 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Album photos
Archives
Amis
Album photos

Où suis-je actuellement ?





Liens


Rubriques


Derniers articles

Monts et merveilles salées du Sud-Lipez et d'Uyuni
Et ça monte !
Salta : Forest, Meat and Sun
On a marché sur la Lune !!
Champagne, montagnes et bananes enragées

Amis