La traversée de l'Atlantique à vélo... ah non pardon, Paulo et Martin à la découverte de l'Amérique du Sud

Sur le toit du monde... enfin presque (a 6000m pres, mais c'est quoi 6000m??)

06:26, 1/05/2008 .. 0 commentaires .. Lien
Arrivée à El Bolsón en fin de journée, passage express à l’office de tourisme pour acheter la carte des alentours nous indiquant les sentiers, les refuges, les courbes de niveaux...
 
On choisit notre itinéraire : on se fixe comme objectif de rejoindre le refugio Lindo le lendemain, et de grimper jusquáu sommet du Cerro Lindo le surlendemain avant de redescendre dans la foulée.
 
On part camper près du point de départ de notre rando, tout près du Río Azul. Nuit la plus fraîche : - 3,5 · C au réveil à 8h, on imagine à 3h du mat’...
 
Traversée du Río Azul sur une passerelle type Indiana Jones en plus... metallique !
 
 
1 200 m de dénivellé au programme jusqu’au refuge, un sentier assez raide dirons-nous !
 
Passage d’un ruisseau abritant un arbre indécis comme le montrent ses branches « coudées »
 
 
Il nous faudra 4 heures pour sortir de la forêt et arriver à notre premier point de vue sur la vallée, après un passage escalade :
 
 
Bon d’accord, j’avoue, je pose, il y avait un sentier 10 mètres plus loin...
 
La puissance de l’automne :
 
 
Premiers pas dans de la neige fraîche, tombée quelques jours plus tôt, à Bariloche c’était de la neige éternelle.
 
 
Arrivée au refuge en milieu d’aprèm, et pique-nique carnivore une fois de plus.
 
 
Concertation entre Pierrot, Martin et moi : notre chamois d’or, Pierrot (toujours en tête pendant les randos) propose de mettre le réveil bien tôt le lendemain histoire de voir le lever de soleil depuis le sommet du Cerro Lindo. On est tous les trois super partants.
 
On plante la tente à côté du refuge parce que le dortoir est payant, et on met le réveil à 5h15 : le soleil se lève à 8h30 et il faut 2 à 3 heures de marche pour atteindre le sommet.
 
Départ comme prévu avant 5h45 à la frontale, nuit noire et nuageuse oblige.
 
 
On commece rapidement à traverser zones bien enneigées, pas loin de 50 cm dans le pire des cas, et les tas de pierres jalonnant le sentier sont difficiles à repérer dans la nuit obscure.
 
Heureusement, la veille, un italien dormant dans le refuge est monté voir le coucher de soleil en haut du sommet, et ses traces de pas nous aident considérablement, bien qu’il n’y ait pas toujours de neige et donc pas toujours de traces...
 
3h plus tard, une barre rougeâtre apparait à l´horizon, et on commence à bouilloner de joie devant ce paysage incroyable qui s’étend à de lointaines chaînes de montagnes.
 
 
Le ciel est couvert, mais on en a quand même pour notre argent :
 
 
Puis arrivée au sommet peu après le lever du jour, sous les nuages qui vont s’estomper en un rien de temps.
 
2 115 mètres, pour l’anecdote !
Plus ou moins notre premier sommet avec Martin !
 
 
La vue ne nous fait pas regretter la petite nuit : la lumière du jour s’intensifie et on découvre un point de vue imprenable :
 
 
Ce sont des sommest chiliens qu’on aperçoit au loin, la gamme de couleurs est assez folle...
 
 
Le Cerro Lindo étant composé de deux sommets, quite à en faire un, autant faire les deux :
 
 
On tente une redescente par un autre versant, mais la pente est vraiment trop raide, trop glacée, bref trop dangereuse au goût de Martin et moi, bien que Pierrot ne semble pas tant effrayé.
 
Courageux mais pas téméraires, on préfère rentrer en vie en France !
 
On est récompensés de notre manque de bravoure par une énorme descente enneigée : on la dévale en courant, avec l’impression de faire des pas de géant !
 
 
Histoire de vous donner une idée de la quantité de neige... et de l’activité aquatique sous cette couverture blanche :
 
 
Pendant la redescente, en suivant nos traces, on se rend compte de nos erreurs d’orientation de la montée nocturne, du peu de distance qu’il y avait entre les traces de l’italien et les nôtres à certains moments où on se croyait perdus..., et du paysage que l’on ne pouvait pas voir :
 
 
 
La redescente depuis le refuge jusqu’à la voiture nous prend 2 heures et demi, c’est fou à quel point la technique de marche en descente fait travailler différents muscles et peut épargner les genoux, merci Professeur Pierrot !
 
Etirements à l’arrivée, puis retour à Bariloche, toute bonne chose à une fin, et en l’occurrence c’est la fin de la location du Meriva...
 
Nuit en auberge, on ne crache pas sur une bonne douche bien chaude et un lit bien douillet, rencontre avec des gens très intéressants aux parcours assez fous : un prof de sociologie par correspondance qui vadrouille dans le monde, une colombienne qui a grandi à New York et qui est partie vivre en Colombie à 15 ans, une anglaise en tour du monde et un colombien futur véterinaire étudiant au Chili...
S'en suit une soirée bien sympathique, à discuter de voyages, de nos pays respectifs, de l'apprentissage des langues, du bon vin, de sarkozy (il ne nous lachera pas celui-là !)... C'est les dermières heures que nous passons dans cette région, et la fatigue ne venant pas, on repousse les limites de cette soirée. Que de bon souvenirs nous garderons de cette semaine passée en excellente compagnie! Quelles belles couleurs resteront gravées à jamais dans notre mémoire!!...
 
Demain un bus nous emmenera vers de nouveau horizon, en l'occurence la patagonie australe, pour de bon cette fois-ci! mais c'est une autre histoire...
on vous aime les amis, un gros bisou a vous! et n'hésitez pas à nous raconter comment ca se passe en France, ca nous fera plaisir d'avoir de vous nouvelles!!  
 

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